07-09 novembre 2018 J-15

Professionnels

Les débats

La représentation des femmes au cinéma est-elle sexiste?

Mercredi 7 novembre // Cinéma L'Eldorado
    > 18h30-20h30

Quels sont les portraits de femmes proposés aujourd’hui ? Dépassent-ils les archétypes fantasmés de « la femme de », de la « bonne copine », de la « nymphette », de la « belle-mère vénéneuse » ou du « faire valoir féminin » ? 
Le cinéma, à la fois source et reflet de l’imaginaire collectif, n’est-il que le miroir d’un patriarcat solidement ancré, qui perpétue les rôles stéréotypés des hommes et des femmes ? 
La vision machiste ne fait-elle que répondre aux attentes des spectateurs ? Est-elle l’expression d’un secteur largement dominé par les hommes et leurs fantasmes ?

Comment alors dépasser au cinéma les déterminismes de genre et de proposer enfin des modèles féminins contemporains et proches des réalités de nos sociétés ? 
Comment le cinéma peut-il participer à la construction de regards inclusifs et moins caricaturaux ?

L’exception culturelle et le droit d’auteur ont-ils déjà perdu la bataille face au copyright et à la loi du marché ?

Jeudi 8 novembre // Grand Théâtre 
    > 9h30-12h

 

Comment l’Europe, comme la France, peuvent-elles échapper au glissement vers les logiques de copyright, imposées par la domination économique mondiale des Géants américains du numérique, et défendre leur force de différenciation, en consacrant l’exception culturelle et le droit d’auteur ? 

A l’ère numérique, quel avenir pour ce droit d’auteur inaliénable, imprescriptible et perpétuel ? Pourquoi la protection du droit d’auteur, composante essentielle de l’identité européenne, doit être centrale dans sa politique et sa diplomatie culturelles ? Alors que les plateformes tirent évidemment profit des œuvres, comment assurer, dans le cadre de la révision de la Directive Droit d’auteur, une rémunération réellement proportionnelle pour les auteurs ?

Si l’exception culturelle et le droit d’auteur ont encore un sens dans une économie dominée par des Géants américains, qui tendent à imposer en Europe leurs modèles commerciaux, comment défendre ces deux piliers de la diversité, de l’indépendance et de notre identité culturelle ? Comment rendre obligatoire une transparence des données liées à l’exploitation des oeuvres ? Comment garantir des conditions contractuelles justes et équitables entre créateurs et plateformes / diffuseurs ? In fine, la question qui se pose : lorsque l’exception culturelle et le droit d’auteur sont contournés et que la puissance économique et uniquement la loi du marché décident du sens des œuvres, qui en est le créateur ?

 

Quelle loi audiovisuelle à l’ère numérique ?

Jeudi 8 novembre // Grand Théâtre
    > 14h30-17h

 

Comment répondre aux évolutions des usages, aux innovations technologiques et aux nouveaux modèles industriels ? Quel cadre pour aborder d’une part les profonds bouleversements du secteur, passé d’un paysage fermé, hertzien, national, à un univers numérique d’hyper-offre et de concurrence mondiale ? Comment placer à nouveau la création au cœur de la chaîne de valeur, rééquilibrer le partage de la valeur entre ayants droit, éditeurs et distributeurs et limiter ainsi l’überisation du secteur ? Comment faciliter l’accès aux œuvres et combattre leur enfermement à perpétuité sur des plateformes ?

Quelle régulation durable, équilibrée et équitable pour permettre à l’ensemble de l’écosystème de profiter pleinement des opportunités du numérique ? 

Si la priorité absolue est de lutter efficacement contre le piratage, et la perte abyssale de valeurs économiques et symboliques qu’il entraîne pour l’ensemble du secteur, quel système doit-on finalement préférer ? 
Quel doit être le champ de la nouvelle loi audiovisuelle ? Quels acteurs vise-t-elle ?
Quelle exposition donner à l’ère numérique aux œuvres françaises et européennes ?
Sur quelles assiettes les obligations d’investissement doivent-elles être déterminées, pour rester pertinentes à l’ère numérique et continuer à défendre la diversité et nos multiples identités ?

Comment encadrer les importants mouvements de concentration que connaît le secteur au niveau mondial, comme en témoigne par exemple le rapprochement capitalistique entre Disney et Fox, sans entraver la croissance des acteurs français et européens ? 
Comment rétablir une équité entre les opérateurs, qu’ils soient établis ou non sur le territoire français, et limiter au maximum les distorsions de concurrence entre acteurs traditionnels et nouveaux ?
Quels mécanismes de contrôle fixer pour garantir une totale transparence et le plein respect des obligations, de la part de l’ensemble des acteurs ?

 

Pourquoi un service public audiovisuel français dans un contexte national et global ? Quels enjeux pour la création ?

Vendredi 9 novembre // Grand Théâtre
    > 9h30-12h 

 

Quelle est l’utilité et la place d’un service public audiovisuel à l’intérieur d’un univers de surabondance de contenus caractérisé surtout par l’émergence des plateformes des Géants américains mais aussi des acteurs privés français qui tentent de faire face à ce nouveau marché globalisant et complexe ?  Comment adapter le service public audiovisuel aux évolutions des usages et des nouvelles technologies ? Les missions du service public de l’audiovisuel – éduquer, informer et divertir – ont-elles encore un sens à l’ère numérique ? Comment articuler offres linéaires et délinaires ?

L’audiovisuel public ne devrait-il pas s’attacher à se définir et définir un axe attractif de différenciation, permettant ainsi d’échapper au mouvement mondial d’oligopole ? Quel modèle adopter pour répondre aux attentes des spectateurs, tout en remplissant sa mission sans niveler par le bas ? Comment offrir un espace d’expression particulier aux créateurs ? Quelle éditorialisation devrait-elle être assurée par l’audiovisuel public pour être pleinement prescripteur, notamment en termes de cinéma ?

Comment assurer à l’audiovisuel public les moyens pérennes de ces nouvelles ambitions ? L’audiovisuel public devrait-il entièrement être libéré de la contrainte de l’audience ?

 

Quelle place pour la France et l’Europe dans le cinéma mondial ?

Vendredi 9 novembre // Grand Théâtre
   > 14h30-17h 

 

Quels accès sur les marchés internationaux pour le cinéma français et européen ? Quels en sont les potentiels commerciaux et les réalités en termes de recettes et sources de financement ? Et au-delà, quelle en est la portée culturelle et politique ? Comment adapter la stratégie d’export du cinéma français et européen à un univers dominé par Amazon et Netflix ?

Comment intégrer l’international dès les premières étapes de la production d’un film, sans entraver la liberté de création ? Existe-t-il des recettes pour qu’un film fonctionne à l’étranger ? La langue anglaise y joue-t-elle un rôle incontournable ? Le cinéma français et européen doivent-ils mieux gommer leur spécificité pour mieux correspondre à un appétit supposément uniforme ? Ne doit-il pas, au contraire, cultiver sa différence et encourager, comme d’autres industries créatives bien inspirées, l’expression d’une French touch singulière ? Le financement des autres cinématographies mondiales grâce au système français contribue-t-il encore à notre rayonnement culturel et économique ? 

Comment mieux exposer la richesse du cinéma français et européen dans le monde entier grâce au numérique ? Quelles plateformes ou autres moyens de distribution modernes, quels partenariats, quelles stratégies, quelles synergies ?

 

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