06-08 novembre 2019

Débat : QUELLE PLACE AUJOURD’HUI POUR LE DÉSIR DE CINÉMA ?

120’ /

Animé par les Cinéastes de L'ARP Nicolas BARY, et Nathalie MARCHAK, Vice-présidente de L'ARP

Avec :

Guillaume BOUTIN, Co-Fondateur et Président de SensCritique

Jean-François CAMILLERI, Président d'Echo Studio

Marie-Christine DESANDRÉ, Exploitante, Présidente du Syndicat national des cinémas privés indépendants (CINEO)

Isabelle GIORDANO, Présidente du comité stratégique du Pass Culture ; Présidente de l'association Cinéma pour tous

Abdelilah LALOUI, Président de l'association Tous Curieux

Julien MOKRANI, Réalisateur

Julien MOREAU, Directeur général (Apollo Films)

Franck WEBER, Directeur du développement (Gaumont)

 

Le cinéma répond-il toujours autant aux attentes des spectateurs ? Leur désir s’est-il au contraire complètement déplacé vers l’offre de séries ? Ou leurs goûts pour ces deux formes narratives restent-ils complémentaires ?

Comment, sinon, rendre le cinéma plus désirable ? Comment expliquer ce prétendu désamour ? Est-il d’ailleurs réel ? Concerne-t-il d’ailleurs tous les films, ou seulement une partie de la production ? Traduit-il sinon une expression différente d’un même désir ? 

 

Le cinéma, et le cinéma français tout particulièrement, tient-il sa promesse vis-à-vis du public ? Propose-t-il une offre suffisamment riche, et renouvelée ? L’appétit peut-il naître chez les spectateurs pour des films étrangers à leurs mondes, à leurs regards, et à leurs modes d’appropriation et d’expression ? Les films répondent-ils à toute la diversité des regards qui leur sont tendus ?

 

N’est-ce pas, trop facilement et rapidement, répondre à la question de l’appétence pour le cinéma, de viser la création, sans évaluer aussi la qualité de sa médiation auprès des publics ? La frustration a longtemps été le vecteur du désir, est-ce encore valable aujourd’hui à l’heure de l’hyper-offre et de l’immédiateté ?

Quelles places donner à la prescription, et à quels moments dans la vie d’un spectateur, mais aussi dans celle d’un film ? Le renouveau du désir pour le cinéma ne passera-t-il pas par une plus grande attention portée à l’éditorialisation ?

Comment susciter la curiosité chez tous les publics ? Comment ainsi les renouveler ? Par une plus grande place accordée à l’éducation à l’image ? L’école est-elle d’ailleurs le meilleur intermédiaire ?

Quels rôles peut jouer ici le développement du numérique, des réseaux sociaux à l’exploitation des données, tant dans la notoriété des films que dans la définition des publics cibles ? Attirer les spectateurs vers les salles conduit-il nécessairement à la transformation des cinémas en vastes centres culturels, où la place des films devient accessoire ? 

Comment expliquer que le long métrage de cinéma reste le but, le désir majeur de la plupart des jeunes réalisateurs d'images sur le Web, courts-métrages ou de séries ? 

Programmation
Vendredi 8 14:30 - 16:30Grand Théâtre ajouter

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