07-09 novembre 2018

Accueil

Frédérique Bredin

LE CINEMA, UN MIROIR DE LA SOCIETE ET UN LEVIER POUR LA TRANFORMER

La France défend une vision unique du cinéma qui demande une adaptation constante de notre politique publique aux transformations du secteur. Plus encore aujourd’hui, à l’heure où le cinéma vit une époque charnière, avec la montée en puissance des plateformes numériques, identique en importance à l’arrivée de la télévision dans les foyers. Le CNC est moteur, depuis des années pour transformer tous ces bouleversements en opportunités pour nos créateurs, pour faire des géants du Net des partenaires de la création française et européenne.

Notre détermination pour y parvenir est sans relâche. Nous avons remporté de belles victoires l’an dernier. D’abord, depuis janvier, toutes les plateformes qui diffusent des œuvres audiovisuelles sont soumises à la même taxe. Ensuite, il y eut celle de la nouvelle directive SMA, qui prévoit un quota minimum de 30 % d’œuvres européennes sur ces services, l’obligation de mettre en valeur ces œuvres, de les promouvoir, dans les algorithmes, sur leurs pages d’accueil… Enfin, tous ces services devront s’acquitter des taxes et obligations d’investissement dans la production applicables en France. Ce sont des avancées considérables, mais demain, il faudra être particulièrement vigilant à la transposition de cette directive SMA dans le cadre de la Loi audiovisuelle. Je pense aussi à la récente avancée sur la directive droit d’auteur, approuvée par le Parlement européen, qui protège les œuvres sur les plateformes de partage de vidéo et met les créateurs au cœur de l’économie numérique.

Mais le rôle du CNC est aussi d’être moteur sur les questions de société. Le cinéma est le miroir de la société autant qu’un levier pour la transformer. Il doit être à l’avant-garde sur des sujets d’égalité et de diversité. Nous avons tenu les Assises de l’égalité en septembre dernier pour faire émerger des mesures très concrètes en la matière, notamment une mesure visant à corriger le déséquilibre dans les équipes de tournage. L’idée est de lancer une dynamique, en créant un effet de levier, qui s’entretiendra d’elle-même par la suite !

Toutes ces avancées déterminantes pour l’avenir de notre création et de notre influence culturelle dans le monde, nous les devons à ce travail commun, ce dialogue permanent avec les professionnels, notamment lors des Rencontres cinématographiques de Dijon. J’aimerais saluer l’engagement constant des équipes et des membres de l’ARP, remercier son président, Radu Mihaileanu, ainsi que son Délégué général, Mathieu Debusschère, et souhaiter à tous de fructueuses rencontres.

 

Propulsé par FestiCiné